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L'eau avant l'intervention du robinet

Désormais, on « tourne un robinet », on ouvre une vanne et l'eau arrive en abondance...
C'est facile et c'est récent. La distribution de l'eau à domicile, sous pression, s'est répandue durant la première moitié du XXème siècle.
Auparavant, il fallait aller chercher l'eau à la citerne, au puite, à la fontaine ou à la source. Que cachent tous ces mots ?
Découvrons les trésors d'ingéniosité dépensés autrefois pour avoir de l'eau.

Les puits et les captages

Tout le monde sait ce qu'est un puits, à quoi il servait et comment on puisait l'eau, à la main, souvent à l'aide d'une poulie ou d'un treuil. On observera que le puisage demandait un effort et qu'il s'agissait d'une action discontinue. On notera aussi que le puits conservait en stock une certaine quantité d'eau, utile lorsque l'eau du sol devenait rare.
Le captage ancien, ou plus exactement la galerie de captage était un souterrain qui s'enfonçait dans une colline presque horizontalement : il allait chercher l'eau qui imbibait des sols aquifères (porteurs d'eau). La légère pente qu'on lui donnait au percement permettait à l'eau de couler dans une rigole imperméable jusqu'à l'entrée du souterrain.
On appelait source ou fontaine l'endroit où l'eau arrivait ainsi au jour.

On observera que l'eau coulait d'elle-même, sans effort de l'homme, et ceci de façon continue. On notera aussi que la galerie de captage, sauf ouvrages spéciaux, ne permettait pas de stocker l'eau.

Coupe d'un captage

Ces deux types d'ouvrages sont complementaires ils étaient à la base de la recherche de l'eau dans les Monts d'Or.

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