PrécédentSommaireMonts d'OrSuivant

A quoi servent les lots des captages ?

L'eau, captée et domptée, entrait alors dans un système capable de satisfaire les besoins individuels et collectifs :

  • Alimentation des hommes et des animaux par puisage immédiat ou après stockage dans des réservoirs (tines ou tonnes), abreuvoirs, serves.
  • Propreté et hygiène : nettoyage des locaux occupés par les hommes et les bêtes, lavage du linge (lavoirs).
  • Besoins artisanaux ou domestiques divers : cultures dans l'eau (cressonnières), préparation de fibres textiles (rouissage), décantation de l'argile à poterie, viviers pour les poissons, etc. Les viviers de la porte AQUARIA, au Tourvéon (Collonges-au-Mont d'Or), étaient bien connus.
  • Le réseau hydrographique était alimenté en grande partie par des sources artificielles (les captages), qui suppléaient à la rareté des sources naturelles. Cet apport était nécessaire pour faire tourner les moulins et assurer l'irrigation par des rigoles appelées rases ou abéalures (moulins). Encore était-il insuffisant pour éviter les conflits entre agriculteurs et meuniers.
  • Alimentation des aqueducs pour desservir les bas quartiers (peut-être) et les hauts quartiers (certainement) de Lugdunum.

La Croix des Vondières à Saint-Romain

L'eau a toujours été considérée comme un bienfait sacré. Avant le christianisme, les sources étaient dédiées à une divinité. Ensuite, les croix ont succédé aux signes païens. C'est le cas de la croix des Vondières.
PrécédentSommaireMonts d'OrSuivant