Les fours à chaux du XIXème siècle, construits en maçonnerie, convertissaient le calcaire en chaux par l’action du feu. Cette première étape du cycle de la chaux, nommée calcination, dépendait du savoir-faire du chaufournier et de son équipe, qui assuraient l’alimentation du four et veillaient à son bon fonctionnement.

 

Le chargement de la cuve
Par le haut du four, appelé "le gueulard", on chargeait le charbon et la pierre par lits alternatifs, jusqu’à ce que le four soit plein. Afin d’éviter le refroidissement de la cuve durant la calcination, l’opération était constamment renouvelée.

 

La calcination du calcaire

Par l’intermédiaire des ouvreaux, le chaufournier ntretenait le foyer pour maintenir une température comprise entre 800 et 1000°C.

Sous l’action de la chaleur, il arrivait que les briques composant la paroi du four se détériorent, ce qui impliquait de les remplacer, voire parfois de refaire totalement le parement ou d’en doubler l’épaisseur, comme dans le cas présent.






L’extraction de la chaux vive
On défournait la chaux par les ouvreaux situés en bas du four. Elle était ensuite placée dans des barils à l’abri de l’humidité, avant d’être chargée sur des charrettes à destination des clients ou entreposée temporairement dans la cour, sous un abri aujourd’hui disparu.