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Etonnantes voies souterraines : les tunnels de carrières de carriers

Nulle part ailleurs nous ne trouvons l'équivalent des tunnels de carrières des Monts d'Or, utilisés pour transporter les blocs sur des crapauds ou des fardiers tirés par des chevaux. C'est à Couzon que l'on trouve les témoins les plus importants de ces ouvrages, bien qu'on en trouve également dans les autres communes des Monts d'Or situées en bordure de Saône. C'est vers cette rivière que se dirigeaient en effet ces voies souterraines, souvent relayées par des chemins que l'on nommait des charrières.

Les tunnels de carriers ou de carrières sont des ouvrages en pierres sèches, recouverts d'une voûte à claveaux, construits en général sur le terrain d'origine et peu à peu recouverts par les déchets résultant de l'extraction de la pierre.
On ne sait pas à quelle époque la construction de ces ouvrages a été entreprise, Protohistoire ou Haut Moyen âge.

Sous les déchets de carrières, qu'ils soient épandus ou élevés en terrasses, il existe souvent des tunnels de carrières.

Les restes de tunnels dans lesquels on peut pénétrer ne mesurent que quelques dizaines de mètres. Souvent un effondrement bloque le passage. A la limite de Couzon et d'Albigny, dans le célèbre site des Torrelles, un chemin rural passe à deux reprises dans de tels ouvrages. Deux d'entre eux au moins, longs de sept à huit cents mètres, arrivaient directement dans un petit port (une darse) du bord de Saône.

A Saint-Didier, le Trou du Diable est probablement le vestige d'un tunnel qui descendait vers le chemin de l'Indiennerie.

 
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