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Nous entrons dans la carrière...

Lorsque nous visitons une carrière, nous pénétrons d'abord sur un terre-plein (ou aire) au fond duquel se trouve une falaise plus ou moins haute appelée le front de taille.
C'est du front de taille que l'on extrayait les pierres. On y descendait les pierres avec des palans, soit pour les tailler, soit pour les entreposer. On les chargeait sur des charrettes ou des fardiers quelquefois appelés crapauds.

Le terre-plein sur lequel nous pénétrons n'est pas forcément plat. Lors de l'exploitation, il a peut-être été creusé pour exploiter des bancs de pierres situés en profondeur. Ou bien, depuis l'abandon de la carrière, il a pu recevoir des remblais provenant souvent d'autres carrières en exploitation.

Dans certaines carrières, on observe que la roche n'est pas tout à fait de la même couleur en haut et en bas. Ainsi, les grands fronts de taille de Couzon et d'Albigny, présentent une couleur blanc bleuté dans leur partie supérieure et jaune dans la partie inférieure. C'est parce que nous avons affaire à deux étages, c'est-à-dire à deux périodes géologiques appelées le bajocien en haut et l'aalénien en bas (170 à 180 millions d'années). Pour parler le langage courant, on dit le Ciret en haut et la pierre jaune de Couzon en bas.

Front de taille de Couzon

« Seule la pierre jaune ou pierre dorée de Couzon, analogue à celle du Beaujolais, présente un intérêt pour la construction. Le Ciret, impropre à la construction, était une gêne : il fallait s'en débarrasser, ce qui grevait les coûts d'extraction. »

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