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Le front de taille examiné à la loupe

Dans la plupart des carrières, on n'aperçoit qu'un seul étage géologique, c'est-à-dire une seule catégorie de pierres. Ainsi, il y a des carrières de calcaire gris et des carrières de calcaire jaune. Le calcaire gris s'appelle aussi calcaire à gryphées et le calcaire jaune ou doré, « 'pierre de Couzon ». Pour les géologues, le premier date du Sinémurien (200 millions d'années), et le deuxième de l'Aalénien (180 millions d'années environ). Ce sont les deux catégories de carrières les plus exploitées.

Dans ces deux sortes de carrières, on aperçoit clairement des lignes horizontales (ou presque), et des lignes ou coupures verticales.
Les lignes horizontales déterminent les strates, lits, ou bancs. Pour les carriers, chacun de ces bancs présentait des caractères spécifiques, répondait à des usages précis et portait un nom particulier. En voici quelques uns : banc Balofu, banc mérifoliet, gros banc Platu, banc des portes, banc des marches, etc.

Les lignes ou coupures verticales sont de deux sortes : les fissures ou fentes et les failles ou diaclases (quelquefois obliques). Les fissures ou fentes, plus ou moins larges, sont quelquefois ouvertes et montent jusqu'à la surface du terrain. Il arrive qu'elles soufflent un air de température constante (10 à 12° C) en hiver, avec accompagnement de nuées. On les appelle les goules ou trous du diable.

Les failles sont d'une autre nature. Généralement fermées, elles proviennent de poussées très profondes appelées tectoniques. Les strates sont alors fracturées et, de part et d'autre de la faille, ne sont plus en concordance. De plus, leur inclinaison (pendage) est souvent perturbée.

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