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Les deux façons d'exploiter des carrières

La pierre grise

A part la vente de débris aux fours à chaux, la destination prédominante de la pierre grise était la taille. On n'exploitait donc pas les bancs superficiels ou fragiles.

La consigne première était de traiter les pierres extraites avec précaution, en évitant les chocs qui pouvaient provoquer des microfissures ou des refends.
L'exploitation s'effectuait donc en escaliers et consistait à poser un gabarit (en bois ou en zin) sur la dalle supérieure mise à nue, à opérer une saignée sur les limites de ce banc, creuser des trous dans la saignée pour y ficher les coins de bois. C'était le havage. L'opération terminée, il fallait procéder au levaqe, c'est-à-dire au décollement du banc havé (la mise) : le soir, on arrosait d'eau les coins secs pour qu'ils gonflent. Simultanément on enfonçait des barres métalliques entre la dalle supérieure et la dalle inférieure pour faire levier et aider au décollement. C'était un exercice de haute voltige et très dangereux.

Le lendemain, à l'aide d'un palan, on descendait le bloc de pierre, le plus souvent une grande dalle, de plusieurs centaines de kilos parfois, sur le sol de la carrière.

Exploitation d'une carrière de calcaire à gryphées ou pierre grise

La pierre jaune ou pierre de Couzon

Extraction pour l'obtention de pierres taillées : même façon de faire que pour la pierre grise : havage, décollement, descente par palan, taille et chargement.

Exploitation pour l'obtention de moellons ou morceaux tout venant (par exemple, livraison aux fours à chaux) :

  • Travail à la barre à mine ou au pic pour faire tomber les blocs du haut du front de taille.
  • Foudroyage par tirs de mines depuis l'usage de la poudre.
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