La fontaine à tête de lion, à l’image des anciennes pompes sur les places, signale l’existence d’un grand réseau de galeries de captage dont les branches drainent et stabilisent la butte du château. Une entrée de galerie se situe dans le mur de soutènement de l'ancienne menuiserie Terrasson dont la silhouette élégante surplombe la rue G. Péri. En face serpente le chemin du Trou-du-Chat, là où monta la Saône lors de la terrible inondation de 1840.

La mairie-école, avec sa drôle de façade en pierre, fut construite en 1904 pour répondre à une pétition des habitants de *Villevert désirant un bâtiment plus proche de chez eux...

«Au Nord, en terrasse sur la Saône, quelques maisons font tache dans la verdure des prairies et des arbres», relevait Josse en 1892, évoquant avec nostalgie «le grand jour des joutes» et la mutation «de ce que nos pères appelaient jeu… devenu sport».
Pour concurrencer Vimy (la dynamique capitale du Franc-Lyonnais, ancienne terre d’Empire, en face), les chanoines octroyèrent très tôt au petit port sa charte de franchise dans le but de faciliter les échanges lors des foires, offrant l’exemption des taxes et péages comme le bac sur la rivière, jusqu’à l’impunité aux coupables d’adultère !

Le bourg disposait d’un marché couvert et d’une maladrerie. Sa petite chapelle Saint-Jacques a conservé son oculus gothique, rue Lefebre, où une vieille maison arbore la célèbre coquille, emblème des pèlerins. Au N° 2 du quai de Villevert vécurent les frères Voisin* et au N° 4 du quai Charles de Gaulle, A. Zipfel, autre pionnier de l’aviation...