DES HAMEAUX AUX AIRS DE FAUBOURG... (1)


Développés selon un axe Est-Ouest (reprenant, semble-t-il, un itinéraire antique allant de la Brévenne aux Dombes), les hameaux s'alignent en ordre discontinu à l'image des faubourgs urbains. Ils illustrent la diversité du terroir et des matériaux, par une collection de types d'habitat allant de la simple maison en pisé à la demeure bourgeoise cossue entourée de son parc. Toutes se caractérisent par un soin tout particulier porté aux adductions d'eau, permettant d'allier l'utile à l'agréable...

Porte de cellier, à l'angle des rues
des Plantières et du Pesselin

Ancienne ferme vigneronne

Genevréant
Dès le Xlllème siècle, on trouve mention du lieu, longtemps mis en terres et en vignes et peu bâti jusqu'au milieu du XVIIème siècle... Au XIXème siècle, il s'agit du hameau le plus peuplé, juxtaposant ses maisonnettes d'artisans souvent en pisé (procédé économique et sain consistant à tasser de l'argile dans un coffrage), le long du chemin de Poleymieux. A l'angle de celui-ci et du Promenoir, la belle habitation des Joannard, symbole de l'ascension d'une famille de laboureurs et construite par Louis, notaire, en 1812, se cache derrière un parc épais.

Le Pesselin
Sorte d'extension du bourg, ce hameau affiche ses maisons d'artisans, de laboureurs et ses domaines bourgeois, autour d'un triangle formé par le chemin de Valroing, les rues des Plantières et du Pesselin... Au carrefour de ces dernières, on remarque la porte de cellier d'une maison (1621), avoisinant une ancienne ferme.

En face, s'élève le portail monumental du domaine des Plantières dont la maison de maître borde la rue Dodat. Le chemin du Pesselin conserve à l'Ouest sa sinuosité d'origine. On aperçoit bientôt les toits des deux pavillons de la Sénéchalerie, charmant petit manoir du XVIIème siècle qui, semble-t-il, fut la dot de Marie de Masso et dont la façade Sud ménage un escalier droit donnant sur une galerie soutenue d'une fine colonne à tambour.

Au bout du chemin, le château Sainte Marie, grosse bâtisse à fronton central coiffant un avant-corps, érigée dans le style de Soufflot, fait piètre figure malgré son superbe marronnier d'Asie, vestige du parc paysager.
Ouvrant sur la route de Saint-Germain traversant le hameau en diagonale, l'Ecole de la Fontaine, œuvre de P. Laurent en 1934, affiche une façade coiffée d'un clocheton surmontant le blason du village.

La sénéchalerie

Ecole de la Fontaine

Fontaine de Valroing

Valroing
On trouve en majorité des domaines bourgeois, égrenés le long du chemin de Valroing dont le cœur est une gracieuse fontaine, aménagée en 1869 par souscription et alimentée par un captage issu de la gorge de Montmain. Le domaine des Auges, s'annonçant par un grand portail à l'angle du chemin Vert si bien nommé, fut deux ans durant, propriété du père d'Ampère avant qu'il n'aille à Poleymieux. On remarque une belle galerie à colonnes de pierre restaurée surplombant le chemin...
A l'angle du chemin de Valroing, se juxtaposent logis du maître et du fermier dans une longue suite de bâtiments presque aveugles... En face, La Carronnière bénéficiait de l'eau du captage pour ses bassins et fontaine.
Impasse de la Collonge, une ancienne ferme vigneronne profile au levant ses longues colonnes à tambour soutenant l'auvent de la galerie qui abrite l'escalier grimpant à l'étage. Une configuration correspondant à la description faite lors de sa vente en 1675...