Face à l’église, l’ancien presbytère loge dès 1882 le peintre Louis Carrand* qui vient ici passer l’été avec sa fille. Ce maître du paysage a immortalisé le panorama qu’il avait sous les yeux dans nombre de ses toiles...
Sur la place, une croix de fer surmonte un épais socle daté de 1609. Elle est dite «des deux Valensot», famille de tailleurs de pierre et de tisserands dont l’un d’eux, surnommé Ratton, a donné son nom au territoire de Rattonière en 1392...
Rue du Vieux Collonges, une haute porte en bois cache l’ancien vigneronnage de l’abbaye de l’Ile Barbe qui développe à l’est trois étages de galeries à balustre de bois tourné, cantonnées de deux pavillons carrés (XVIIème siècle), ainsi que des jardins en terrasse égayés d’une petite fontaine à tête sculptée.
Plus bas, au N° 2 bis, la maison Fenet, dessinée en 1997 par C.Miguet, offre dans le registre contemporain une remarquable adaptation aux lieux, avec son ample vaisseau curviligne porté par de grands poteaux en bois.



Au sommet de la rue Gayet, au N° 24, un grand porche masque encore une maison à double galerie dallée, garnie de balustres en bois et soutenue par des colonnes en pierre. Savoureux exemplaire de ces aîtres (du latin atrium, entrée) qui agrémentent l’austérité lyonnaise, ils forment un ingénieux système reliant deux corps de logis. Celui de gauche, ici plus ancien, abrite un puits gothique et surprise, au fond, un tunnel de carrier qui s’enfonce dans la colline.

Le l'avoir de Braizieux est alimenté par tout un réseau de galeries de captage aménagées au XVIIème siècle par le banquier Gabet, propriétaire de la maison forte en dessous, qui appartenait en 1392 à J. de Brézieux. La citerne, amorce du lavoir près de la fontaine, débordait souvent, rendant impraticable le chemin et provoquant des conflits entre riverains et carriers...
