Lové dans une boucle de la Saône, Collonges s’étage sur le flanc oriental du Mont Cindre, dessinant une conque qui s’adoucit en plateau puis s’étale dans la plaine de Varennes dont le coude s’accompagne d’un croissant vert, l’Ile Roy.
Surmontant le calcaire gris, les marnes récoltant les eaux infiltrées dans les strates de calcaire jaune libèrent des sources abondantes. Au-dessus, le loess, ce fertile limon formant le haut du massif, s’étend en couche épaisse dans laquelle les ruisseaux de Montgelas et de la Chaux se frayent de pittoresques chemins comme celui des Balmes.
Aussi la richesse des eaux et du terroir a-t-elle favorisé la dispersion de l’habitat, depuis les terrasses du vieux Collonges jusqu’à celles qui surmontent la Saône, en passant par le puits d’Ouillon - les «Basses Collonges» - où les habitants réclamèrent leur église, au prix d’une chaude lutte avec «ceux d’en haut»...