
«Nous faisons de l’or de notre pierre et Lyon sort de nos carrières», clamait la chanson La Couzonnaise. Du fait de la proximité de la Saône et de l’aisance du transport (12 km au fil de l’eau à bord des longues sapines), l’extraction du calcaire jurassique s’accroît, atteignant 15 000 m3 par jour en 1842. Excellent sous forme de moellons, il accroche particulièrement bien le mortier, à tel point qu’il faut employer la mine pour démolir les fondations, précise Alléon-Dulac* en 1765. Il se prête aussi, selon les profils fournis par les architectes, aux moulures des escaliers et des croisées lyonnaises (fenêtres anciennes dessinant une croix).

Parallèlement à l’industrialisation du secteur du bâtiment, l’épidémie du phylloxéra de 1871 ruine un vignoble déjà fortement concurrencé par les vins du midi. A cela s’ajoute l’exode rural consécutif à la révolution industrielle : les filles recherchent «de petits messieurs», dit la chanson. Ces différents facteurs entraînent un profond bouleversement de l’économie couzonnaise, montrant combien cet éco-système était interdépendant.