Comme épargnée par le temps, la rue Philibert Gaillard, ancienne Grande Charrière où cheminaient les chars de pierres jusqu’au port de la Rigaudière, égrène ses petites maisons basses autour de la rigole centrale. Aux numéros 6 et 26, on remarque, utilisés en remploi, une baie à trois lobes et un arc en accolade (motifs gothiques caractéristiques).
Plus haut, la rue J.M. Villefranche déroule un bel alignement de façades anciennes des XVIIème et XVIIIème siècles (numéros 4 à 20), comprenant écuries et celliers au rez-de-chaussée, logis à l’étage. On y trouve des vestiges du XVème siècle à l’intérieur de la maison non remaniée et des terrasses surélevées formant des jardins, l’une des particularités architecturales de Couzon.
Au numéro 1 de la rue Rémond, s’élève une maison de vigneron traditionnelle caractérisée par son escalier extérieur menant à une ample galerie au toit soutenu par deux colonnes en pierre. Elle s’appuie sur un important sous-bassement réservé au cellier et au cuvier (appellation propre au Mont d’Or désignant le lieu où l’on fabrique le vin). La plupart du temps, le vin ne se conservait pas et se vendait rapidement, ce qui explique l’absence de cave.