Grilles du château de la Guerrière




DES LE XIVème SIECLE, SE DÉVELOPPE UNE COURONNE DEDOMAINES BOURGEOIS










Qui ne connaît le goût fameux des Lyonnais pour leur maison de campagne, qu’ils considèrent comme «un lieu de plaisirs tandis qu’ils traitent leur cité comme un simple comptoir», ironise l’anglais Hugues en 1819. Depuis le XIVème siècle, les riches citadins accaparent peu à peu les terres proches, à portée de cheval ou de barque, se constituant de fructueuses propriétés de rapport qu’ils font cultiver par des grangers ou des vignerons. Au fil du temps, l’agrément prend le pas sur l’investissement économique, et le métayage s’éteint.


Le château de la Guerrière , dont la haute grille se profile en bas de la montée G. Livet est l’illustration parfaite de cette mutation. D’abord modeste possession des Buatier, alliés aux Guerrier, célèbre famille d’échevins du XVème siècle, il grandit considérablement au cours du XVIIIème siècle, devenant ainsi, au terme d’une vingtaine d’acquisitions, une fastueuse villa à l’italienne avec jardins en terrasse. L’intérieur est agrémenté de fresques mêlant architectures en trompe-l’oeil et scènes d’un mariage bourgeois.












Domaine de la Guerrière