RIVE DROITE, de la Trolanderie jusqu’au Pontet



Ferme en pisé au Beyrion

Au sud, symétriquement à celles de la rue des Carrières, les maisonnettes de la rue R. Tachon forment un accès avenant aux quartiers de la Trolanderie et de Beyrion. Là encore, l’aménagement en terrasses, murs de soutènement incorporant des escaliers, suggère d’anciennes excavations, ensuite comblées pour cultiver la vigne. Le secteur se nommait d’ailleurs les Cusselières en 1783 (le cusson étant le sarment produit par la taille de la vigne). Dès le XVIème siècle, on trouve «le mas de Bérion», avec un certain Benoit qui lègue son nom au quartier qui se développe vers Albigny.


Face au quartier de l’Eglise, le «Treyve Collongier» (croisement de la route d’Albigny et de celle joignant Poleymieux à Villevert), était cantonné d’un côté par un cabaret et de l’autre par une forge. Ces lieux constituaient le centre commerçant du village, avec sa boucherie, sa cordonnerie, etc.



Têtes de bélier

Rue de la Trolanderie, la maison Pérouse égrène ses hauts porches, le premier orné de têtes de bélier ouvre sur la maison de maître, le second sur des communs entourant une cour à portique. Elle fut aux XVIIème et XVIIIème siècles, la résidence «des champs» des Gillet, famille d’échevins lyonnais. En 1793, on dénombrait dans l’étable deux vaches, cinq génisses et cinq chèvres... «Ce qui donne au lait des chèvres ce parfum exquis», commentait Raverat, «c’est la trouille (résidus du broyage des noix), qui sert aussi à fumer les vignes et le marc de raisin joints aux feuilles de vigne macérées qui font leur nourriture…». Le trouillandier était le meunier du moulin où l’on écrasait les oléagineux, précise G. Pérouse.



Porches de la maison Pérouse