En balcon de chaque côté de la vallée du Thou qui se jette dans la Saône au nord-est et dont les débordements interdisaient routes et maisons, Curis-au-Mont-d’Or occupe une situation paradoxale. Quoique relativement proche de Lyon, le territoire communal est enclavé, tributaire d’un relief accidenté de tous côtés. Le village est dominé par la longue arête de la Forêt, occupée par l’immense domaine d’un château maintenant discret mais longtemps écrasant.
Il s’agit d’un site «remarquable», concède Ogier en I849, où les habitations «sont coquettement étagées sur le revers des collines… qu’une multitude de sentiers gravissent… avec à leurs pieds des moulins…», le tout dominé par «une église dont le clocher a de faux airs de ressemblance avec celui d’Ainay», poursuit Raverat*.