SUR LE CHEMIN de la grande route
Dès le milieu du XVIIIème siècle, le réseau des grandes routes royales, tant admiré par les étrangers, et l'amélioration des techniques d'attelage (accroissant les possibilités de charge de 60%), écourtent les distances. L'activité économique s'intensifie, multipliant auberges, écuries et postes aux chevaux...

Ancien relais de poste du vieux logis |

Château de Sans Souci |
Le relais de poste du Vieux Logis affiche son porche monumental dont le linteau de bois laisse entrevoir la solide charpente de la remise, là où s'engouffraient jadis les hautes diligences... En 1808, le maître de poste C. Boin habitant le relais depuis la Révolution, fit placer dans la cour une jolie fontaine, ornée d'une coquille stylisée en calcaire local. C'est lui également qui, s'acquittant alors des fonctions de curé, fit adosser contre le mur Nord (le long de la route du Mont Verdun) une croix en l'honneur du Concordat. En 1900, cette partie de la longue bâtisse bordant la route de Paris fut transformée en auberge.
Plus bas, la Sablière, ancienne exploitation agricole devenue maison bourgeoise en 1850 et propriété du maire Decurel, aligne le long de la route son principal corps de logis.
Aux XVIIIème et XIXème siècles, le château de Sans Souci (aujourd'hui centre de la ZAC du même nom), était la propriété de la famille Roux de Bezieux. Du haut de sa terrasse en forme de bastion (XVIIème siècle), il surplombe La Bruyère qui alimente un vaste étang. On remarque ses deux pavillons coiffés de toits pointus au-dessus de l'entrée côté route, donnant sur les anciens communs à droite…

Ancienne tour arasée de ferme Granger |

Portail du séminaire du prado |
L'imposante ferme Granger au Puy d'Or, dut sa prospérité au roulage (transport de marchandises sur des voitures à chevaux). Cantonnée à l'Est d'une ancienne tour arasée, elle regroupe deux grands corps de bâtiment en pisé, reliés par une remise soutenue par de hautes colonnes en pierre. Cantonnant au midi la vaste cour, l'habitation nouvelle en pierre du pays date du début du XXème siècle. Un rond au sol marque l'emplacement de la pompe qui, actionnée par les chevaux, amenait l'eau dans le puits de la remise...
Au bord du chemin de Saint-André correspondant à l'ancienne grande route, s'élève le Séminaire du Prado. Fondé sur un ancien domaine bourgeois par le Père Chevrier en 1860, il s'ouvre par un ample portail à voussure concave (XVIIIème siècle). A l'angle du chemin de Beluze, on remarque dans le mur une niche surmontée d'une croix, accueillant une Vierge multilée (1604). Selon la tradition, celle-ci aurait remplacé une triade en bois dite «les saintes reines», au-dessus de l'ancienne fontaine.
Au hameau de la Torchetière, la ferme du Tonnelier rappelle combien l'art de cet artisan régnait sur le vignoble, encore important au début du XXème siècle. Construite à flanc de coteau et orientée à l'Est, son escalier en pierre mène à une galerie protégée d'un auvent, soutenu par des piliers de bois. |