XIXème SIÈCLE, un centre monumental

«La bourgade qui naît» remplace «le petit village qui meurt» sous la Barollière, «avec ses maisons blanches toutes neuves, se détachant pittoresquement et retenues comme par enchantement sur la pente de la colline», selon Ogier. Autour de la grande place garnie de trottoirs, promue centre «des événements cantonaux», fleurit un nouveau centre...
 
A l'angle Sud-Est, l'ancienne gendarmerie bâtie dans les années 1830 en pierre appareillée, arbore, au-dessus de l'entrée, un amusant bas-relief dit «des grognards». On y découvre les silhouettes d'un grenadier de la garde impériale et d'un maire coiffé de son bicorne...
A l'Est, l'église Saint-Martin dresse sa flèche aérienne, louée alors par le cardinal de Bonald. Projetée dès 1841 pour pallier à l'ancien sanctuaire trop éloigné du nouveau centre, c'est la première réalisation de l'architecte Pierre Bernard dans les Monts d'Or. Le calcaire local vient renforcer la sobriété du style néo-roman, tandis que le clocher-porche donne son élan à l'architecture, équilibré par les ailes latérales comme à la basilique d'Ainay. Au tympan du portail, figurte l'Agneau de l'Apocalypse. A l'intérieur, on retrouve la même simplicité agrémentée de verrières peintes de grisailles. Les panneaux gravés, le groupe sculpté de l'Annonciation, le tabernacle et les fonts baptismaux sont l'œuvre de Ch. Machet. Les corniches ont été restaurées, de même que le toit, désormais pourvu d'ardoises neuves et enfin le vitrail de la Colombe, créé par J.Mône en 2004...
Au Nord de l'église, en 1843, on décide d'édifier une maison commune groupant école et mairie, sur un terrain donné par M. Decurel et deux autres Limonois. Un bel escalier à volée double accède au perron occupant toute la largeur de la façade. Cette dernière est ornée d'un médaillon accosté de deux cornes d'abondance, à l'origine prévu pour l'horloge.
Au-dessus, en prenant la Montée du Mont Verdun, on rencontre la Batterie des Carrières. Construite pour prêter main forte au Fort du Verdun, correspondant à la grande ceinture de Lyon élevée entre 1874 et 1890, elle pouvait recevoir 4 canons dirigés vers l'Azergue et la ville. Sur la route en lacets, œuvre du génie militaire, se déroule chaque année depuis 1924, une course de côte automobile renommée.
| |

Route du mont Vedun |
|
|