Au-dessus du chemin de la Cola, on trouve le territoire de «Chesnemignon», devenu «Serminon», où les Gayet avaient acquis une vigne et un bois avec la moitié d’une maison. On y remarque des ruines et trois cabornes, l’une datée de 1792, ainsi qu’un immense enclos.
A la Glande, les marnes du lias, surmontant le calcaire gris, expliquent l’abondance des sources. En exploitant la carrière d’argile, un bulldozer dégagea en 1980 un ouvrage présentant toutes les caractéristiques d’un mur d’oppidum celtique, aves ses couches de pierres et d’argile. La campagne de fouilles menée par l’abbé Beauvery a livré un riche matériel : silex du Paléolithique, tombes et potins gaulois, bijoux en bronze et or, sigillées (céramiques romaines), monnaies et tuiles romaines, témoignant d’une occupation du site jusqu’au Vème siècle.
Tout en haut du massif, «la grosse ferme de la Glande , isolée au milieu des pâturages, semble se ramasser sur elle-même pour affronter les orages qui ravagent ces hauteurs» écrivait Raverat depuis la fontaine du Plâtre, du nom de la pierre dite «banc à feu» utilisée pour le four à chaux voisin. Aménagé et complètement réhabilité, ce dernier est le plus grand du département et l’un des plus primitifs, avec son cône renversé.


Sous le Verdun, «là où la bise gémit à travers la bruyère (…) la vieille Marguerite aux grandes dents a établi sa demeure au fond d’une crevasse appelée grand gula», poursuivait-t-il. Les bergers fuient ce lieu redoutable, hanté par le spectre du dernier seigneur escorté de son nègre Zamor et connu pour engloutir enfants et bestiaux… Au sommet du «Verdun» («superforteresse» en gaulois), les désastres de 1870 conduisent à la construction d’un redoutable fort, nécessitée par l’augmentation de portée des nouveaux canons, protégé d’épais massifs de terre et ceint d’un profond fossé. Pour cela, il a fallu émousser l’étroite crête de la montagne (Vingtrinier).
Sous le mont Py où est exploitée la dernière carrière du massif, on passe devant la maison du barbier, immortalisée par la chanson de Pierre Dupont, lequel avait dû s’enfuir à demi rasé suite à la maladresse du forgeron-barbier. Il s’agit d’un remarquable exemplaire de maison vigneronne.
