A Planchamp et en Seigne, un nouveau centre


C’est d’abord le centre paroissial qui descend avec la nouvelle église, élevée à Planchamp en 1863. En calcaire doré, elle offre une silhouette élancée, «de ce style lyonnais ogival-byzantin que l’on trouve un peu partout» (Vingtrinier). Au tympan, Saint Georges à cheval combat un dragon démoniaque. De l’esplanade, on domine tout un jeu d’anciennes terrasses et murets viticoles, belvédère délectable sur le vallon du Thou verrouillé au sud par le col de la Croix de Presles.




Plus bas, la halle paysanne et la bibliothèque composent un ensemble bien inscrit dans la pente où se cache le lavoir de Cruy qu’alimentait le captage niché dans le tournant de la route. Il existait d’ailleurs un moulin du même nom, cité dans les terriers...


Le toponyme «Seigne» (du gaulois sagna, terre marécageuse), est significatif de ces anciens lieux humides où Raverat remarquait des cressonnières, le long de la rivière. La nouvelle mairie-école, construite de 1879 à 1881 avec le four communal, ménage face à l’auberge une place lovée dans une boucle de la grande route. Cette route supplanta en son temps le vieux chemin du Chêne sur lequel les divagations du Thou interdisaient souvent le cheminement jusqu’à la Saône.




Auberge

Façade de la mairie-école