Aux Rivières jusqu’à la Roche Percée


Le hameau des Rivières s’allonge au-dessus du Thou bordé par un lavoir à belle charpente, sur le chemin des Côtes où circulaient les charrettes des carriers. Une croix (1777) gravée d’un cœur cantonne plus haut une imposante grange tandis qu’en face, l’aqueduc se faufile dans une cave.






A l’écart, le long de la route, la ferme Boy a été répertoriée en 1946 comme exemple type du Mont d’Or par le Musée des Arts et Traditions populaires. Un passage couvert mène à la cour carrée qui distribue par des escaliers quatre corps de bâtiments. Cette construction, née des matériaux tirés du sol, poursuivie au gré des besoins par les propriétaires eux-mêmes, illustre à merveille le savoir-faire local. Juxtaposant grange, fenil et cuvier, elle témoigne aussi d’une longue tradition de polyculture...


En bas du chemin du Mollard, une falaise grise forme le front de taille d’une ancienne carrière de pierre à gryphée dont les bans étaient débités en grandes dalles, à l’aide de coins, puis descendues par des palans. C’est en exploitant l’une d’elles, plus haut, à la Roche, que les carriers mirent à jour vers 1850, une crevasse contenant des ossements de grands mammifères remontant au Paléolithique...


Route de la Roche, le chemin épouse le mur arrondi de la vieille ferme de la Rousselière qui pointe son beau pigeonnier. Elle dépendait du château de la Roche qui assoit au-dessus sa silhouette trapue, juste allégée d’un rang d’occuli (œil de bœuf).




Ferme de la Rousselière

Château de la Roche

Au-dessus du hameau, on rencontre à l’orée des bois, le site romantique de la Roche Percée. Cette chaotique falaise, née du bouleversement produit par le soulèvement des Alpes, témoigne de la dislocation des couches lors de l’apparition de la faille d’où s’est écoulé le Thou. A ses pieds, on peut descendre le lit à sec du ruisseau du Colombier qui tombait plus bas en cascade.