«Poleymieux est au centre du Mont d’Or qui l’entoure de tous costés» écrivait A. Gayet en 1738. Son territoire occupe une avancée nord-est de la montagne depuis le Verdun (625 m) jusqu’au Py et à la Croix Rampau où s’articulent le Narcel et le Thou.
Au milieu s’est produit une grande faille d’où s’échappe le ruisseau du Thou. Des vallées qui sillonnent le massif, «c’est la plus profonde, la plus belle et la plus pittoresque» estimait Raverat* à qui «ses habitations disséminées, ses sources, ses bois et ses prairies où paissent de nombreux troupeaux, ses noyers» rappelaient les vallées dauphinoises.
L’isolement de ce pays «partout montueux et très pierreux» a forgé l’esprit des lieux. Les Poleymoriots «se font au besoin… maçons, charpentiers, charrons et se livrent à presque tous les métiers (…) occupés à leurs vignes et troupeaux, ils jouissent d’un calme que l’on ne rencontre pas dans les autres communes». Au XIXème siècle, la modernité n’a pas encore fait disparaître les récits merveilleux contés lors des veillées, ces légendes enrichies par le passage d’hommes célèbres...