Dès le XIVème siècle, les carrières prennent une importance croissante autour du château, surtout au Nord et au Sud. A l’emplacement de l’actuelle route de Limonest commençait une gigantesque carrière qui se prolongeait jusqu’à la croix de Ravennes (au-dessus de la salle polyvalente) où un immense pont permettait le passage.
L’école communale, majestueuse bâtisse en pierre dorée ornée d’une frise Art Nouveau, est inaugurée en 1911 par V. Augagneur, à l’instigation du dynamique maire A. Gouverne. Derrière elle, la mairie actuelle, ancienne maison Demorey élevée en 1909 à l’aide d’immenses piliers sur les remblais de carrière, ouvre son parc accueillant créé par les Luizet. De là, on surplombe la nouvelle église (1872), œuvre du Saint-Cyrot A. Bernard qui avait imaginé un pont la reliant à la nouvelle place de la République. Il était selon Vingtrinier* «hardi comme C. Tisseur à Lyon» pour s’«être attaqué à l’ogival (gothique)» avec la flèche (achevée en 1899 grâce à la générosité de J. Bellon), la belle Vierge du statuaire Bonassieux et les éclatants vitraux de N. Lavergne.


A l’Ouest, la place Général de Gaulle est l’ancienne place du Plâtre où était planté l’arbre des fêtes votives, à côté de la croix et devant l’ancienne mairie (1834). Rue Carnot s’ouvre l’opulent portail clouté de l’ancienne maison Manissier (XVIIème siècle), ensuite partagée entre la maison Berliet et l’Ecole des Ursulines (1840) devenue domaine de l’Ecole Nationale de Police. Rue du Mont d’Or, les maisons occupent de part et d’autre le haut des carrières, comblées de terre et replantées en vignes au XVIIIème siècle.
De l’esplanade de la place de la République, veuve de ses platanes, le panorama embrasse tout Lyon avec Fourvière au premier plan. Des escaliers dégringolent place Saint Quentin d’où l’on débouche rue G. Péri qui comptait une forge et, jusqu’au début du siècle passé, plusieurs boutiques d’artisans. Dans le mur, une galerie de captage approvisionne la fontaine Galland et plus bas un vaste lavoir. En 1642 J. Colomb obtenait de capter l’eau coulant dans son cellier «proche du ruisseau ou lavoir de Petozan» pour la conduire à sa maison en face, au quartier des Auges.

