Au pied du mont La Roche, un cordon de maisons masque les dangereux à-pics des carrières en broussailles. Nous voici à la Jardinière, le plus important hameau au XVème siècle, rassemblant une vingtaine de tenanciers. A l’angle des rues de l’Indiennerie et de la Carca, une plaque rappelle que l’ancienne fontaine de Tarenceu a été réparée en 1854. Au XVIIIème siècle, l’endroit se nommait encore «les Verchères, Girardonnières ou Bellines». Cette dernière appellation provient du dieu Belenos, l’une des figures mythiques de la Gaule, associé aux eaux guérisseuses. Le beau parc de la maison Finet (XVIIème siècle), comme bien d’autres sur la commune, a été planté sur des remblais de carrière.



Grand lavoir


Ancienne ferme rénovée



En face, les Gasses, dont le grand lavoir a conservé son impluvium (toit concave), serrent leurs façades ponctuées de hauts porches flanqués de bancs de pierre. A gauche du puits se dresse celle du vigneron J.B. Deffarge, lequel se rendit à Paris pour faire assigner les bourgeois à payer la taille. Il y avait là les plus beaux troupeaux de ces chèvres mondoriennes, providence de ceux qui n’avaient «pas un pouce de terre» et dont les ordonnances, dès le XVIIème siècle, toléraient la sortie seulement pour aller à l’étable...


A l’angle du chemin des Gasses et de la route de Saint-Didier, une ancienne ferme rénovée affiche une galerie soutenue par d’aériens poteaux de fonte. La rue J. Meunier est bordée par l’immense mur de la maison Pin qui étendait sa grande allée de marronniers loin au Sud.