A l’Est, de Couter à la Chaux



Domaine de la Forge

Au bout de la rue du Lieutenant Gérard, ancienne rue de la Forge, une inscription dans le mur rappelle l’existence de cette forge Dorieu qui se situait semble-t-il, à l’emplacement de l’actuel domaine de la Forge... L’avocat Dupré-Greuze disposait en 1741 d’un grand tènement de 4 hectares avec maisons, cour, colombier, ces biens ayant été acquis de différents carriers et de la veuve Dorieux. Le hameau et sa forge étaient nommés La Reverchonière au XVème siècle.


La rue Pasteur (ancienne Charrière de la Chanal) menait à la croix de Ravenne (du carrier Girard dit Raveyna). Là, l’ancienne serrurerie Bessard, mentionnée dès 1750, a peut-être remplacé la maison dite «l’Oficiale» propriété en 1388 de l’armurier E. Joyoux.


Le hameau de Couter, dont le centre accueille un grand lavoir «très commode» comme tous ceux du village loués par Ogier, conduit au Clos Saint-Benoît. Ce dernier surplombe la rue de son immense terrasse. Selon un vieux dicton, la pluie qui venait de ce côté était toujours interminable... En 1597, G. Dufour, fille d’un riche notaire, apporte en dot à G. Charrier un domaine que son fils Jean, dès 1625, augmente considérablement jusqu’à en faire l’un des plus fameux vignobles du Lyonnais. En 1720, les Bénédictines du quai Saint-Vincent achètent la propriété qui englobait même l’Ermitage (au sommet du mont Cindre).




Grand lavoir

Clos Saint-Benoît


Portail de la Baticolière







Plus bas, la Baticolière à Mercuire (souvenir sans doute de Mercure) s’autorise une grille opulente ouvrant sur un parc touffu, cernant une grosse bâtisse Louis XIV rhabillée au XIXème siècle par E. Bissuel pour C. Bellon. C’est encore l’agence Luizet qui a dessiné la vaste prairie autour de laquelle serpentent les allées. Chemin de Braizieux s’élève un ample portail Régence, ouvert par M. Quinson, veuve Birouste.