Tout au Sud du massif, surplombant le val de Saône et l’agglomération lyonnaise, Saint-Cyr-au-Mont-d’Or bénéficie d’une «assiette» privilégiée. A l’abri du Mont Cindre, observatoire attaqué jusqu’au sommet par le pic des carriers, son territoire, comparé par Duplain à une «large amphore au col formé par le Mont Thou», s’étendait, avant d’être amputé au profit de Saint-Rambert en1836, jusqu’à la Saône.


Au centre, autour du château ensuite absorbé par le bourg, rayonne un réseau de chemins irriguant une dizaine de hameaux «suspendus et comme cramponnés aux gradins étroits de la montagne» (Ogier). Si tout village est d’abord un centre structuré par des chemins, ce sont les ressources et activités locales qui lui donnent sa forme... Ici, exploitation de la pierre et viticulture ont façonné un habitat groupé, économe d’un terrain extrêmement précieux.