A voir leur squelette pantelant qui fascinait tant les Romantiques, on peine à imaginer combien ces forteresses, autrefois habitées, ont chamboulé la géographie médiévale. Au milieu du XIIème siècle, suite à une donation de Louis de Bourgogne, l’Eglise de Lyon fit bâtir un donjon, entouré à l’origine d’une chemise (mur autour du donjon). Puis le sénéchal Morel construisit une enceinte pseudo-circulaire équipée de trois tours carrées.

A l’intérieur, on trouvait l’église vouée à Saint-Germain l’Auxerrois, dont l’abside en saillie et le clocher concouraient à la défense. S’y ajoutaient les bâtiments administratifs et économiques de la châtellenie (prisons, greniers, cuviers) ainsi qu’un habitat permanent, comme en témoignent les quelques maisons à droite du donjon.


En 1253, le chevalier A. de Fontanes se réservait un logis au château et au XIVème siècle, nombre d’espaces étaient lotis. La liste des habitants dressée pour la garde en 1567 consignait 26 arquebusiers (dont 21 logeaient au château), une vingtaine d’arbalétriers, pouvant compter sur un renfort de 56 hallebardiers. Ceux-ci assuraient la défense en cas d’attaque, tout comme l’entretien du vingtain (mur d’enceinte), qu’ils refusèrent d’assumer dès 1637. Les fossés furent alors vidés, avant d’être peu à peu envahis par la végétation...