HISTOIRE DE SAINT-ROMAIN-AU-MONT-D'OR
un singulier village (2)
Le long du grand chemin de Couzon à Lyon, actuellement chemin de l'Eperon, André Merlat obtient en 1651, le permis de clore son domaine de la Fréta. C'est la naissance d'un lieu où, un siècle plus tard le célèbre naturaliste Pierre Poivre, suite à son long périple jusqu'en Chine, vient finir ses jours. Il fait alors appel à l'architecte en vogue Germain Soufflot, pour dessiner un jardin extraordinaire. A cette même époque, au côté du premier moulin en amont s'élève un grand château occupé par la famille de Murard.

Chemin des Petits ponts |
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Au XIXème siècle, l'âge d'or des campagnes, les Saromagnots, au nombre de 268 en 1880, vivent toujours au rythme de leurs moulins, de l'exploitation de la pierre, de la production de fourrage, de céréales et de fromages de chèvre.
Le vignoble, touché par le phylloxéra à la fin du siècle, cède place aux arbres fruitiers qui font du vallon un immense verger. On relève enfin l'exploitation éphémère d'une mine de fer au Chavant, dont le minerai était livré à Givors par la Saône, ainsi qu'une fabrique de cordes et une blanchisserie de lin (chanvre et lin étant autrefois cultivés en alternance). L'abondance des lavoirs (4 dans le centre) maintient les blanchisseuses en activité jusqu'au XXème siècle...

Lavoir (rue du Lavoir
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L'histoire de ce petit bourg, longtemps épargné par la marche du temps, immobilisé «tel un décor de pastorale» selon Josse, mais revendiquant son indépendance et son identité, se place sous le signe de la résistance. Aujourd'hui, Saint-Romain a enfin accepté de grandir... Une voie nouvelle détourne la circulation et dessert une salle polyvalente intégrée à un quartier d'habitation qui prolonge les cheminements du village. Depuis l'an 2000, la vigne disparue en 1988 regagne les anciennes friches... |
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