Le circuit de St-Romain est un véritable séjour au temps des Romains. Partons de l'église, si belle (dedans et dehors) après sa restauration, et rejoignons le chemin du Charroi qui devient, à la sortie du village, le chemin du
Pinet.
Imaginez-vous le chemin creux comme autrefois, avec deux murs, à droite et à gauche. Imaginez les carrières aussi, celles de droite bien plus haut dans la montagne, cachées actuellement par les frondaisons. Celle de gauche (c'était la
principale, sinon l'unique) occupée maintenant par la décharge publique, dont vous essayerez d'ignorer les quelques débordements. Ajoutez des vignes accrochées aux terrasses: tel était le paysage ancien.
En montant, sur la bordure droite du chemin, le ruisseau dont la musique se fait de plus en plus envahissante. Une curieuse ruine également à droite, dont il ne reste qu'une partie
voûtée, consolidée. Le bruit persistant de l'eau. Des chemins qui montent, toujours à droite. Interdits à ceux qui suivent le balisage. Et puis soudain la fontaine du chemin du
Pinet, dite aussi de Chênelette, un mot qui vient du latin
"canalis", le canal, un canal souterrain occulté par le mur de la fontaine.
Au-dessus de la fontaine, les carrières sont toutes proches, avec leurs surprises et leurs dangers. Tout le site est chargé d'Histoire et d'histoires, et l'on ne peut que s'attarder.
Plus haut, le hameau de Salagon et l'on redescend vers une autre vallée célèbre, le vallon d'Arche de St-Romain (il y a un autre vallon d'Arche à
St-Didier). Dans ce vallon passe l'aqueduc romain, ponctué çà et là de quelques cabornes en sentinelles. Au fond du vallon, se trouve la source romaine d'Arche.
Le circuit balisé plonge dans le vallon et
remonte aussitôt sur l'autre versant rejoignant un chemin qui va du
cimetière de St Romain au bourg du Vieux Collonges. Mais on ne l' emprunte que sur quelques centaines de
mètres, le temps d'apercevoir sur le talus à droite, au
Chavant, l'aqueduc romain bien abîmé et, en prime quelques cabornes encore.
Redescente sur les Séguines, passage non loin du
château de la Fréta qui porte lui aussi le souvenir de Pierre POIVRE et se trouve au sein d'un
système de sources et de citernes qui faisait la réputation
du Mont d'Or.
Encore quelques centaines de mètres et c'est le lavoir, à son nouvel emplacement (il
était autrefois à quelques dizaines de mètres plus loin en bas du chemin du Charroi). Puis, c'est la Mairie à gauche les
ruelles et impasses aux noms pittoresques à droite, la fontaine de la Coquille sur la place traditionnelle et enfin l'église qui marque le retour au point de départ.